lunes, 4 de diciembre de 2017

Nena llegint al bell mig de la plaça...

Una amiga està passejant pel centre de Barcelona i descobreix aquesta escultura. Fa aquestes fotos perquè li agrada, perquè pensa en mi (sóc la seva "bibliotecària de proximitat"). Es troba a la Plaça Blanquerna, data del 1998, s'anomena Homenatge a la Mútua Escolar Blanquerna, és obra de la escultora barcelonina Núria Tortras (1926-2013). No l'havia vista mai, aquesta escultura, ni jo tampoc... Llocs pels quals no caminen... Quedem que un dia anem a prendre una copa de cava ben a prop i que  parlarem de llibres, de la infantesa i de la vida.


Homenatge a la Mútua Escolar Blanquerna, Núria Tortras, Barcelona
totes les fotos: Montse S.,  04-12-17






M'agrada molt ! Buscant informació sobre aquesta "nena llegint" he cliquat a sobre d'un link que m'ha portat a aquest blog: ANDO BARCELONEANDO, un plaer !

http://andobarceloneando.blogspot.com.es

Proposa aquesta entrada sobre esculturas lectores:

http://andobarceloneando.blogspot.com.es/2014/04/esculturas-lectoras.html (1a part)
http://andobarceloneando.blogspot.com.es/2014/05/esculturas-lectoras-2-parte.html (2a part)

Doncs sí, Barcelona és una capsa de sorpreses, entre les quals moltes escultures boniques, tendres, divertides, sorprenents...

Fins aviat i felices lectures sempre ! Gràcies mil, Montse, per compartir ! Muriel

miércoles, 22 de noviembre de 2017

Parlem de tu, nous parlons de toi !

Arnaud, comme tu es près de nous et comme tu nous manques... Nous parlons de toi. Une amie d'ici m'a fait parvenir ce poème comme témoignage de son émotion et de son affection pour moi, Parlem de tu, un très beau poème du merveilleux Miquel Martí Pol, le poète des gens simples. Je le retranscris, tel quel, en catalan, ma langue d'ici, une langue que j'aime beaucoup et dans laquelle j'ai tant partagé, mots dits, mots écoutés, mots lus aussi. Tu le sais bien. Voici en catalan donc, et après, je te raconte:


"Parlem de tu, però no pas amb pena.
Senzillament parlem de tu, de com
ens vas deixar, del sofriment lentíssim
que va anar marfonent-te, de les teves
coses, parlem i també dels teus gustos,
del que estimaves i el que no estimaves,
del que feies i deies i senties;
de tu parlem, però no pas amb pena.
I a poc a poc esdevindràs tan nostre
que no caldrà ni que parlem de tu
per recordar-te; a poc a poc seràs
un gest, un mot, un gust, una mirada
que flueix sense dir-lo ni pensar-lo".
Mon Naud, en français, ça donne ça, petite traduction au pied levé, pour toi:
"Nous parlons de toi, mais sans peine.
Tout simplement, nous parlons de toi, de la façon
dont tu nous as quittés, de la souffrance si lente
qui t'a fait fondre peu à peu, nous parlons  
de tes choses à toi, et aussi de tes goûts,
de ce que tu aimais et ce que tu n'aimais pas,
de ce que tu faisais et disais et ressentais;
nous parlons de toi, mais sans peine. 
Et peu à peu tu deviendras tellement nous-mêmes
que nous n'aurons plus besoin de parler de toi
pour nous rappeler de toi; peu à peu tu deviendras
un geste, un mot, un goût, un regard
fluides, sans rien dire, sans rien penser". 
Mon Naud, pour le moment, nous parlons de toi avec beaucoup de peine, mais sois tranquille, avec beaucoup de sérénité aussi, tu as été un si grand maître ces derniers jours ensemble... Et tu es dejà devenu un geste, un mot, un goût, un regard à nous, et comment ! 

Pensée émue pour toi, pour notre père aussi, c'est son anniversaire aujourd'hui. L'as-tu retrouvé facilement dans la foule cosmique ? Il y a tellement de monde là-haut, là-bas, sur l'autre rive ! Et c'est aussi l'anniversaire de notre arrière grand-père italien, Ercole... Le 15, c'était celui de la grand-mère Luisa Maria, tu étais heureux à l'idée de faire bientôt sa connaissance... Je ne sais pas comment ça marche, après la vie, je sais seulement que, même les scientifiques !, tout le monde est d'accord là-dessus: ça continue, l'énergie, ou d'autres mots savants ou bien vieux comme le monde - l'âme -, en tout cas, j'espère que ça se passe bien. Nous, on continue ensemble de toute façon... Voilà... je me prépare à prendre un goûter avec notre chère mère, nous ne manquerons pas de parler de toi. Ce matin, nous avons repiqué de jolies pensées pour vous tous, dans un gros pot de terre, devant chez moi...


À tout de suite par la pensée, ta soeur Mu ! (i gràcies a tu, Lourdes, per enviar-me aquest pensament i aquesta poesia del poeta de la vida senzilla.... i profunda !)



Parlem de tu... nous parlons de toi, 22 novembre 2017, Muriel

jueves, 26 de octubre de 2017

Feuille d'automne chagrine


Feuille de platane chagrine... chagrine, Muriel, oct. 2017, Tulle

À tout de suite par la pensée, mon Naud adoré, 
ta soeur Mu qui veille sur toi comme tu veilles sur elle !

viernes, 13 de octubre de 2017

... et un bonjour du Québec !

Une amie de Montréal m'a passé ce lien et je vous laisse découvrir à votre tour la chronique de François Brousseau, parue le 10 octobre dans le quotidien québécois Le Devoir (dont la devise est tout bellement "libre de penser"):

http://www.ledevoir.com/international/europe/510000/le-gros-et-le-petit

C'est un son de cloche intéressant et qui réchauffe le coeur ! Le mien, c'est sûr ! 

Et effectivement, Mario Vargas Llosa, est méconnaissable dans ses propos ! Qui l'eut cru ?! Enfin si, ça se voyait venir... C'est une époque, en tout cas, celle que nous vivons en Catalogne et en Espagne, qui fait tomber bien des masques !!! Ça vaut le coup !

Merci Anik, merci à nos "cousins" du Québec ! Bonne journée ! À bientôt, fins aviat ! Muriel

jueves, 12 de octubre de 2017

Un bonjour de Catalogne et un coup de colère...

Voilà ce que je viens de poster sur mon facebook, que, par ailleurs, j'utilise très peu. Tellement en colère...

Un bonjour de Catalogne et un coup de colère, comme on dit:

Alors là, bravo, les Français ! Français, dans l’ensemble, centralistes indécrottables, parler pour parler, avoir un avis sur tout, même sur la détermination de pays, peuples, langues dont ils ne connaissent rien, auxquels ils ne se sont jamais intéressés, cédant aux pressions d’une Europe-économique-avant-tout qui ne s’occupe pas des gens et défend les pays "officiels" sans s’occuper des pays "naturels" et dénigre les régions, bref, le tout c’est de prendre la parole et même Charlie Hebdo s’y met ! Ben ça, alors, bravo encore !!! Quelle déception ! L’ignorance et la superbe arrivent effectivement à s’immiscer partout !!! La parole unique !!! Je suis française, catalane de cœur, une moitié de ma vie du côté sud des Pyrénées, une langue que j’ai adoptée tout de suite, qui m’a ouverte tellement de portes et un pays, un pays naturel que j’aime et où j’ai beaucoup d’amis ! Les Catalans ne sont pas espagnols, c’est comme ça, ça pourrait être facile à comprendre mais non… Les Catalans (de sol, de "sang", d’adoption, de conviction, de cœur), une grosse partie des Catalans, donc, est favorable à l’Indépendance. Bien sûr, il y a aussi en Catalogne beaucoup de gens qui ne sont pas catalans, qui sont venus de différents horizons, pour différents motifs, et qui, même si c’est sur plusieurs générations, ne se sont pas forcément mis à aimer leur nouveau pays, ils en font partie, ils le font même marcher, mais ne se sentent pas y appartenir, c’est comme ça, on peut comprendre aussi et eux, ils voteraient "non", ils étaient invités à voter, bien entendu, mais ne sont pas venus nombreux, il faut dire qu’y aller relevait de la militance pure et dure et qu’il y avait de quoi avoir peur. Il fallait vouloir voter "oui" pour se déplacer… Et justement, si l’attitude des Catalans face à l’extrême violence du 1er octobre, lors du référendum (décrété illégal par le gouvernement central de Madrid parce qu’il s’est fait sans leur accord, mais cela faisait 5 ans qu’on insistait, du côté du gouvernement de Catalogne pour de nouvelles rencontres, de nouveaux débats, une nouvelle entente : portes du gouvernement de Madrid fermées, c’était non ou le silence…), si cette attitude pacifique, patiente des Catalans qu’on empêche de débattre sur leur identité et leur futur ne vous a pas impressionnés ben… c’est peut-être qu’il faut changer de chaîne de télé, lire d’autres journaux, essayer de transposer, enfin… Et les manifestations massives du 3 octobre contre la violence policière, qui a quand même fait plus de 840 blessés (les hôpitaux et dispensaires ont les bons chiffres !), sont restées pacifiques… Enfin… Personnellement, j’ai trouvé la Déclaration d’Indépendance et son immédiate suspension, non pas "conne" mais ingénieuse, et ne suis pas la seule ici. Mais il faut peut-être pour ça, être impliqué, s’être informé, savoir ce que c’est que l’article 155 de la Constitution espagnole, qui priverait une région autonome de son autonomie justement et la renverrait à la place qu’elle avait sous le franquisme ! C’est du beau ! Parce qu’il faut aussi savoir que le franquisme n’est pas complètement mort en Espagne (la tyrannie que mentionne Charlie Hebdo ???). L’Espagne, un pays que j’aime aussi, a priori, il ne manquerait plus que ça !, un pays que je connais moins, c’est vrai, dont j’adore la langue… L’Espagne, un "pays frère", c’est simple ! La Catalogne n’est espagnole que depuis 1714, et elle l’est devenue par la force des armes, ni par intérêt économique de la part des Catalans, ni par plaisir… enfin, elle est "espagnole" suite à une défaite… Et depuis, à chaque fois qu’il y a un gouvernement central (Madrid) dur (et le PP n’est pas tendre !), la Catalogne souffre… J’ai aimé l’intervention, à ce sujet, de l’historien français Jean-Noël Jeanneney sur C Politique, il y a quelques jours. Pendant des décennies, on a essayé de travailler, du côté catalan, à une fédération (type la Suisse) mais, autour de moi, les personnes sont petit à petit devenues indépendantistes : pas de dialogue, c’est pas de fédération, il faut bien se rendre à l’évidence. Après le discours du roi des Espagnols, le 3 au soir, une blague circulait ici : "On ne sait pas qui va le plus vite : Rajoy à faire des indépendantistes ou le roi, à faire des républicains !"… Rire pour ne pas pleurer ! L’idée (un objectif ? une chimère ? on verra !) c’est en effet, un pays indépendant et républicain ! La monarchie n’a été restaurée en Espagne que pour assurer la transition après la mort du dictateur (40 ans au pouvoir tout de même ! et ses dernières volontés respectées !) mais la monarchie s’est incrustée et reste, reste… Puigdemont (à prononcer pout-ch-da-monn, le catalan n’est pas une langue phonétique) a voulu encore donner du temps à l’éventuel dialogue et aussi attirer l’attention internationale. On est seuls… enfin, son discours a déjà suscité des réactions… Mais dans le fond, j’ai peut-être mal lu, ou pas entièrement, l’article de Charlie Hebdo ??? Ou c’est un coup d'humour très noir ? Dites-moi ! J’y ai eu accès via web… et je n’arrive à concevoir un Charlie Hebdo apportant de l’eau au moulin du PP (Partido Popular, Rajoy and Cº), de l’Europe au gant de fer, de la parole bâillonnée… Et sinon, ben… Charlie Hebdo, Houh houh les cornes !!! Si je m’attendais à celle-là alors !!! C’est vrai que les temps changent et que « tout fout l’camp »… mais quand même… Bon, j’arrête là, au passage, tenez, salutations cordiales aux Corses !!! Non mais ! 
Fins ara, salut i pau ! Muriel, des de Catalunya, catalane ET française de coeur, l'un n'excluant en principe pas l'autre ! (Et quand je dis Français, au début de ce post, c'est pas les gens un par un, je sais que vous savez ! )

Pas envie de reproduire ici, vous le comprendrez, la 1ère page du Charlie Hebdo d'hier  "Les Catalans plus cons que les Corses" ! 

En tout cas, c'est dit, et, comme on le sait si bien, "ça va mieux en le disant" !


Allez, à la prochaine ! Mille millions de carabistouilles ! Muriel

*
Et là, c'est le lien pour repêcher le discours du Président Carles Puigdemont, de ce mardi 10 octobre (site du journal Ara, on peut cliquer pour l'avoir en anglais):



martes, 10 de octubre de 2017

Mar, música y remedios literarios...

Y de repente, después de un tiempo de desasosiego por fuera y por dentro... llega un fin de semana muy reparador y... total, gracias a los ingredientes felices de siempre:

- Un paseo por la playa, una visita al Mar, ya que estamos en otoño, no hay tanta gente y la luz es bellísima, un paseo a ritmo, esta vez, lento, meditativo, los pies en el agua y los ojos en la lejanía centelleante

La foto de siempre del paseo de siempre - esta vez a ritmo lento -
8 oct. '17, Muriel

- Un concierto en el Auditori, los echaba de menos pues la temporada no contempla el verano, en la 1ª fila, falta profundidad de vista y oído y en cambio, un privilegio estar tan cerca, sin interferencias, del solista, una intimidad: este fin de semana, el programa era el Concierto para violonchelo de Edward Elgar, interpretado por Daniel Müller-Schott y el OBC, magnífico ! Y la Sinfonia n 3 de Aaron Copland... ¡ Poca broma !

- Una copa de cava después del concierto, celebración del momento presente y la amistad, amenizada - es casi un ritual - con un platito de ensaladilla rusa... Momentos que dejan un buen gusto...

- Y ¡ cómo no ! algún remedio literario, no falla. Este fin de semana acabé de prepararme para la sesión de mi club de lectura en francès, Le Plaisir de Lire, la 1ª de este curso. Había propuesto la lectura de Les gens dans l'enveloppe, de Isabelle Monnin, periodista y novelista francesa. Todavía no está traducida al castellano esta novela-encuesta con fotos y CD con canciones de Alex Beaupain. Para mi, una relectura atenta, conmovida, mucho... Una recomandación de todo corazón.

A propósito, en la biblioteca disponemos de varios libros que hablan de remedios literarios, de biblioterapia o  libroterapia. Os presento éste que me gusta particularmente, todo, desde la portada a la presentación de los remedios, al toque de humor y sonrisa que acompaña las páginas, un placer:


Las autoras, Ella Berthoud y Susan Elderkin, se conocieron estudiando literatura inglesa en la Universidad de Cambridge. Ella es profesora de arte y pintora y Susan es novelista, las dos ejercen también de biblioterapeutas. El título original de este libro, Manual de remedios literarios, subtítulo Cómo curarnos con libros es The Novel Cure, from abandonment to zestlessness: 751 books to cure what ails you... Proponen remedios para males como el divorcio, las náuseas, el miedo al compromiso pasando por el jet lag, la alergia al polen, el dolor de muelas sin olvidar el cansancio, el no saber aprovechar el momento presente o... la gripe masculina... que como bien sabemos es muy diferente de la femenina ;-)

Os deseo un buen día, me despido con un fragmento del... Concierto para violonchelo de Elgar:
youtu.be/cello-concert-Elgar-Muller-Schott

Hasta la próxima, Muriel

sábado, 7 de octubre de 2017

Déclaration d'Ada Colau, maire de Barcelone

C'est volontairement que je choisis, parmi tous les discours contre la violence d'état qui ont été prononcés en Catalogne depuis le 1er octobre, celui d'Ada Colau, maire de Barcelone, du parti En Comú (surgi du mouvement des Indignés), très modérée sur la question catalane et non indépendantiste. Elle l'a publié sur son facebook le 3 octobre à 20h30, jour de la grève générale contre la violence policière à l'égard de gens tranquilles et pacifiques. Le discours pré-enregistré du roi d'Espagne n'avait pas encore été diffusé sur les chaînes de télévision de toute l'Espagne (il l'a été à 21h et fera l'objet d'un autre commentaire):

Je l'ai traduit (traduc. littérale), le voici:

"Le Gouvernement du PP persiste dans son grand mensonge. Ils continuent à nier ce qui est évident pour la presse internationale et pour tous ceux qui ont vu les images de la police en train de charger contre la foule le 1er octobre en Catalogne : il y a eu de la violence, de la brutalité, de l’acharnement.
Il y a longtemps que la droite espagnole a créé une image fausse et déformée de ce qui se passe en Catalogne. Elle parle de totalitarisme, de cohésion sociale brisée, d’une population apeurée par de violents “séparatistes”. Même les mots qu’ils emploient ne sont pas neutres. “Séditieux”, “séparatistes” ne sont pas des termes descriptifs, ils sont chargés d’un imaginaire pervers. On commence à déshumaniser l’autre par les mots… et on finit par ordonner de frapper à coup de matraque les vieilles dames aux portes des écoles en appelant cela “professionnalisme”, “proportionnalité”, “défense de la démocratie”.
Quand il y a deux versions aussi différentes pour expliquer la réalité, le mieux c’est d’analyser les faits.
C’est un fait que le 1er octobre il y a eu 844 personnes blessées. L’une d’entre elles a reçu un impact fort dans un œil et risque de perdre la vue… proportionnalité ? Qu’y a-t-il de proportionnel à un œil? Qu’est-ce qui est proportionnel à pousser une femme dans les escaliers ? À tirer des personnes âgées par les cheveux ?  À la peur qu’ont eue et ont encore les enfants en voyant leurs écoles défoncées ?
Je ne suis pas indépendantiste, je ne suis pas d’accord avec la voie unilatérale. Je l’ai dit à plusieurs reprises et je le répète. Je suis très critique à l’égard du gouvernement de Puigdemont et je n’aime pas la façon dont se sont faites les choses. Mais il y a des choses qui sont supérieures à ce que l’on pense les uns ou les autres et qui devraient tous nous unir, tous ceux qui croyons aux droits, à la liberté et à la démocratie et les défendons: l’usage de la violence de l’état contre une population pacifique est inadmissible.
Aujourd’hui, le porte-parole du gouvernement a appelé “nazis” les Catalans et les Catalanes qui manifestent contre la répression policière. Une fois encore les mots… nazis? Est-il conscient, M. Hernando de ce qu’ont fait nazis? Les nazis ont-ils manifesté pacifiquement pendant des années pour réclamer le droit de vote ? Ont-ils protégé les écoles, les nazis, pendant que des centaines de policiers les matraquaient ? Sérieusement, sont-ce des “nazis”, ces milliers de personnes âgées, femmes, hommes, jeunes et enfants qui aujourd’hui remplissent les rues en chantant  “Nous sommes des gens de paix”? Employer le mot “nazi” avec cette frivolité est une insulte aux victimes du nazisme et il devrait avoir honte.
Si ce que j’écris parvient à passer au travers des barrières de l’information, si c’est lu par les gens qui hors de Catalogne veulent savoir ce qui se passe, je leur demanderais qu’ils essaient d’analyser le conflit sans préjugés, qu’ils osent remettre en question ce que nous disent les porte-paroles du gouvernement. Ce qu’ils nient ou pire, ce qu’ils justifient.
Nous nous retrouvons face à une crise d’état sans précédent et je suis inquiète du blocage total des relations entre les gouvernements catalan et espagnol. Mais ce qui serait réellement, ce serait que les liens de fraternité et d’affection qui nous unissent les gens par la base soient rompus. Nous ne pouvons pas nous le permettre.
On nous a frappé. On nous a fait mal. Ce ne sera pas facile à oublier. Nous avons besoin de  votre soutien. Ce qui s’est passé touche les droits et les libertés fondamentales de tout le monde : les Catalans, les Espagnols, les Européens... aujourd’hui, c’est la Catalogne, demain ça peut être n’importe où ailleurs si ce qui s’est passé devient normal et reste impuni. Si on justifie, on est perdu. Tout le monde y perd. La Démocratie perd.
Nos pères et mères, nos grands-pères et grands-mères, qui se sont battus ensemble à la conquête de cette démocratie, ne nous le pardonneraient pas.
Pour eux, unissons-nous pour la sauver, pour faire partir ceux qui ont ordonné ce non-sens et sont incapables de trouver une solution politique et pacifique. Qui a une responsabilité d’état se doit d’écouter, de respecter la population et de faire des propositions positives, d’offrir des alternatives. Jamais de réprimer une population sans défense."

Voici le link pour trouver son intervention, originellement en castillan (quand je l'ai vu, pour s'adresser au plus grand nombre de personnes. Là, j'ai beau cliquer er recliquer et chercher comment le retrouver en castillan, il n'apparaît qu'en anglais (je perds un peu les nerfs face à ce genre de phénomène, vous y arriverez sans doute mieux que moi !)


De toute façon, j'avais fait un copié-collé du texte en castillan hier ou avant-hier:

"El Gobierno del PP insiste en su gran mentira. Siguen negando lo que es evidente para la prensa internacional y para todo el que haya visto las imágenes de las cargas policiales del 1 de octubre en Catalunya: que hubo violencia, brutalidad, ensañamiento.
Hace mucho tiempo que la derecha española ha creado una imagen falsa y distorsionada de lo que pasa en Catalunya. Hablan de totalitarismo, de convivencia rota, de una población amedrentada por violentos “separatistas”. Ni siquiera las palabras que utilizan son neutras. “Sediciosos” ,“separatistas”, no son términos descriptivos sino cargados de un imaginario perverso. Se empieza deshumanizando al otro a través de las palabras… y se acaba ordenando que aporreen a ancianas en la puerta de las escuelas, y llamando a eso “profesionalidad”, “proporcionalidad”, “defensa de la democracia”.
Cuando hay dos versiones tan diferentes para explicar la realidad, lo mejor es analizar los hechos.
Es un hecho que el 1 de octubre hubo 844 personas heridas. Una de ellas ha recibido un fuerte impacto en el ojo y quizás pierda la visión… ¿proporcionalidad? ¿Qué es proporcional a un ojo? ¿Qué es proporcional a empujar a una mujer por las escaleras? ¿A agarrar a ancianas por los pelos? ¿Al miedo que sintieron y sienten los niños al ver sus escuelas destrozadas?
Yo no soy independentista, no comparto la vía unilateral. Lo he dicho muchas veces y lo repito. Soy muy crítica con el gobierno de Puigdemont y no me gusta cómo se han hecho las cosas. Pero hay algo que está por encima de lo que opinemos unos u otros y que debería unirnos a todos los que creemos y defendemos los derechos, las libertades y la democracia: el uso de la violencia de estado contra población pacífica es inadmisible.
Hoy el portavoz del gobierno llamaba “nazis” a los catalanes y catalanas que se manifiestan contra la represión policial. De nuevo las palabras… ¿nazi? ¿Es consciente el señor Hernando de lo que hicieron los nazis? ¿Se manifestaron los nazis pacíficamente durante años para reclamar el derecho a votar? ¿Defendieron las familias nazis las escuelas mientras cientos de policías los aporreaban? ¿En serio son “nazis” miles de ancianos, mujeres, hombres, jóvenes, niños y niñas que hoy llenan las calles cantando “Somos gente de paz”? Usar la palabra “nazi” con esa frivolidad es un insulto a las víctimas del nazismo y debería darle vergüenza.
Si esto que escribo consigue atravesar barreras informativas, si lo leen todas aquellas personas fuera de Catalunya que quieren saber qué pasa, os pediría, por favor, que intentéis analizar este conflicto sin prejuicios, que os atreváis a cuestionar lo que nos están diciendo los portavoces del gobierno. Lo que están negando o, aún peor, justificando.
Nos encontramos ante una crisis de estado sin precedentes y me preocupa el bloqueo total de las relaciones entre los gobiernos catalán y español. Pero lo realmente triste sería que se acabaran rompiendo los lazos de fraternidad y de cariño que nos unen por abajo, a las personas. No lo podemos permitir.
Nos han pegado. Nos han hecho daño. No será fácil olvidar eso. Necesitamos vuestro apoyo.
Lo que ha ocurrido vulnera derechos y libertades fundamentales de todos: catalanes, españoles, europeos... hoy es Catalunya, mañana puede ser en cualquier otro sitio si lo normalizamos y queda impune. Si lo justificamos, estamos perdidos. Perdemos todos. Pierde la Democracia.
Nuestros padres, madres, abuelos y abuelas que lucharon juntos por conquistarla, no nos lo perdonarían.
Por ellos y ellas, por su legado, juntémonos para salvar la democracia, para echar a quien ha ordenado este despropósito y es incapaz de encontrar una solución política y pacífica. Quien tiene responsabilidad de estado debe escuchar, respetar a la población, hacer propuestas en positivo y ofrecer alternativas. Jamás reprimir a población indefensa."

*****
* Le PP, c'est le Parti Populaire, celui de Mariano Rajoy, à la tête de l'Espagne
* Gobierno, c'est le gouvernement central, de l'Etat Espagnol (à Madrid)
* Carles Puigdemont (à prononcer, grosso modo, carlas-pout-ch-da-monn) est le président de la Generalitat (gouvernement - govern - de Catalogne)
* La femme qui a reçu un coup dans l'oeil a définitivement perdu son oeil.
* Le roi Felipe a en principe, comme fonction principale, celle de médiateur; il n'est normalement avec aucun parti et n'est pas plus en faveur des Galiciens que des Andalous que des Catalans ou que des Castillans (pour ne citer que ces régions autonomes) 

Voilà... à bientôt, Muriel (triste, inquiète, catalane de coeur, favorable à l'indépendance, avant tout pacifique et admirative de la force d'esprit des Catalans dont la consigne est invariablement "le calme, le sourire"...)