domingo, 31 de mayo de 2009

La Novena // La Neuvième de Beethoven

Aquest matí a l'Auditori, la Novena de Beethoven, un plaer immens ! La Novena de per sí, és clar, i l'Eiji Oue - sóc una fan total i absoluta d'aquest director ! - al davant de la OBC, l'Orfeu Català... en fi, una pell de gallina, una felicitat tan gran, la JOIA de viure !

Ce matin à l'Auditori, la Neuvième Symphonie de Beethoven, quel immense plaisir, la Neuvième en soi, bien entendu et Eiji Oue, chef d'orchestre absolument extraordinaire, sympathique comme tout, l'OBC (Orquestra Simfònica de Barcelona i Nacional de Catalunya) et l'Orfeu Català (la chorale du Palau de la Música)... bref, chair de poule et JOIE de vivre !
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"Elevez-vous, d'une aile hardie, au-dessus du cours de votre temps.Que déjà, dans votre miroir, commence à poindre le siècle futur." Friedrich Schiller (l'Ode à la Joie, 1786)

Que la joie qui nous appelle
Nous accueille en sa clarté
Que s'éveillent sous son aile
L'allégresse et la beauté
Plus de haine sur la terre
Que renaisse le bonheur
Tous les hommes sont des frères
Quand la joie unit les coeurs
Peuples des cités lointaines
Qui rayonnent chaque soir
Sentez-vous vos âmes pleines
D'un ardent et noble espoir?
Luttez-vous pour la justice?
Êtes-vous déjà vainqueurs ?
Ah qu'un hymne retentisse
A vos coeurs mêlant nos coeurs
Si l ' esprit vous illumine
Parlez-nous à votre tour
Dites-nous que tout chemine
Vers la paix et vers l'amour
Dites-nous que la nature
Ne sera que joie et fleurs
Et que la cité future
Oubliera le temps des pleurs ...

Aquesta és de lluny la cançó que més em va agradar aprendre a l'escola primària i m'en recordo que em sentia FELIÇ ! C'est la chanson que j'avais le plus adoré apprendre à l'école primaire et je me souviens de la JOIE que j'avais à la chanter ! El text original - d'en Schiller (molt més llarg i diferent) - i les traduccions a les diverses llengües es troben fàcilment à l'Internet.

Beethoven, S. nº9 : http://www.youtube.com/watch?v=PTobbRSpXPw

Eiji Oue (pàgina en anglès) : http://www.imgartists.com/?page=artist&id=235

L'Auditori de Barcelona : http://www.auditori.org/ (i per fer-se "Amic de l'Auditori" i així aconseguir petits privilegis musicals : http://www.auditori.org/seccions/amics/index.aspx )

Pour finir, une phrase de Victor Hugo : "La musique est une langue pour exprimer ce qui ne peut être dit avec les mots mais ne peut cependant être tu." (La música es una lengua para todo lo que no puede ser dicho pero tampoco puede permanecer callado).

Hasta pronto, à plus tard, Muriel i... Moltes gràcies Camil·la, els regals de música són regalassos !

domingo, 24 de mayo de 2009

C'est beau la vie - Jean Ferrat

Une des chansons que j'ai tellement chantées et "marchantées", c'est bien "C'est beau la vie" du grand Jean Ferrat, une chanson collée à une belle collection de moments de ma vie, vraiment ! Samedi dernier, elle m'est revenue, tout naturellement, faut dire que 1) j'y tiens, à recommencer à chanter en marchant et que 2) j'avais les pieds dans une mer jade pâle, tellement belle, puis "Les "merveilleux nuages" étaient là, au rendez-vous... Bonheur de vivre !

Una de les cançons que més he "camicantat" en tota la meva vida és "C'est beau la vie" del gran Jean Ferrat, una cançó realment aferrada a molts i molts moments meus... i dissabte passat, posant en marxa el pròposit de tornar a cantar caminant vaig començar amb aquesta ! Tot s'ha de dir : estava caminat els peus en un mar d'un bellíssim color de jade i el cel estava ple dels "meravellosos núvols"... Felicitat de viure !



* Françoise Sagan, "Les Merveilleux Nuages", Éditions Julliard, 1961.
* Jean Ferrat, le "45 tours" !!! de 1964 - Label Barclay
(A long long time ago tout ça ! On n'était même pas forcément complètement là à l'époque !)
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Et voici "C'est beau la vie", via YouTube (oui, c'est du karaoké et non, je n'ai pas l'intention de vous faire souvent ce coup-là, promis! sí, karaoke... però prometo no abusar d'aquest tipus de recursos!!!) : http://www.youtube.com/watch?v=0xNaiTH0B94
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Fins aviat, à bientôt, Muriel

miércoles, 20 de mayo de 2009

Santiano



Voilà, c'est le "fameux trois-mâts" !!! Un clin d'oeil pour 1) les heures de l'insolente jeunesse et des amitiés vives 2) les heures délicieuses, tout au long de la vie, à construire des châteaux en Espagne 3) les heures insouciantes et gaies à marcher en chantant à tue-tête 4) les heures de moins insolente jeunesse mais d'également impérieuse joie de vivre etc etc...

El vaixell dels tres mastils dels meus anys de joventut, el vaig veure l'altre dia amb una llum vibrant de primavera i vaig començar a cantar en veu alta i feliç - feia temps que no cantava al carrer ! he de tornar a "camicantar", caminar cantant ! m'agradava tant i fa un bé !

Je vais reprendre l'habitude de "marchanter", marcher en chantant, ça fait tellement de bien, allez, un petit Santiano pour la route !

Santiano ( Hugues Aufray ) : http://www.youtube.com/watch?v=5uY8oByaVH8

C'est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau.

Hisse et ho, Santiano !
Dix-huit nœuds, quatre cent tonneaux :
Je suis fier d'y être matelot.

Refrain:
Tiens bon la vague tiens bon le vent.
Hisse et ho, Santiano !
Si Dieu veut toujours droit devant,
Nous irons jusqu'à San Francisco.

Je pars pour de longs mois en laissant Margot.
Hisse et ho, Santiano !
D'y penser j'en ai le cœur gros
En doublant les feux de Saint-Malo.

Refrain

On prétend que là-bas l'argent coule à flots.
Hisse et ho, Santiano !
On trouve l'or au fond des ruisseaux.
J'en ramènerai plusieurs lingots.

Refrain

Un jour, je reviendrai chargé de cadeaux.
Hisse et ho, Santiano !
Au pays, j'irai voir Margot.
À son doigt, je passerai l'anneau.

Tiens bon la vague tiens bon le vent.
(Tiens bon le cap tiens bon le flot.)
Hisse et ho, Santiano !
Sur la mer qui fait le gros dos,
Nous irons jusqu'à San Francisco.

Fins molt aviat, à +, Muriel

martes, 19 de mayo de 2009

Le poète s'en va dans les champs , Victor Hugo

Envie de partager avec vous la relecture de ce poème de Victor Hugo, poète auprès de qui je reviens souvent, toujours avec bonheur:

Le poète s'en va dans les champs

Le poète s'en va dans les champs ; il admire,
Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ;
Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs,
Celles qui des rubis font pâlir les couleurs,
Celles qui des paons même éclipseraient les queues,
Les petites fleurs d'or, les petites fleurs bleues,
Prennent, pour l'accueillir agitant leurs bouquets,
De petits airs penchés ou de grands airs coquets,
Et, familièrement, car cela sied aux belles :
- Tiens ! c'est notre amoureux qui passe ! disent-elles.
Et, pleins de jour et d'ombre et de confuses voix,
Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois,
Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables,
Les saules tout ridés, les chênes vénérables,
L'orme au branchage noir, de mousse appesanti,
Comme les ulémas quand paraît le muphti,
Lui font de grands saluts et courbent jusqu'à terre
Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre,
Contemplent de son front la sereine lueur,
Et murmurent tout bas : C'est lui ! c'est le rêveur !

Recueil : Les contemplations


Allez, à bientôt, Muriel

viernes, 15 de mayo de 2009

portail poésie en français // pàgina web poesia en francès

Jolie découverte ce matin alors que j'étais à la recherche de "Le poète s'en va dans les champs" de Victor Hugo, Les contemplations :

http://ecprim.lefuilet.free.fr/poesies.htm On y fait ses recherches / trouvailles par auteurs / par thèmes / par sites et il y a pas mal de vers à dénicher.

Un descobriment bonic aquest matí : estava buscant un poema d'en Victor Hugo que diu "El poeta s'en va al camp"... Si us interessa la poesia francesa - o en francès, perquè em sembla que hi ha algunes traduccions de poemes originalment escrits en altres llengües, donc entreu aquí:

http://ecprim.lefuilet.free.fr/poesies.htm Cliqueu sobre autors / temas o portals i "bon viatge".

Bon voyage ! à bientôt, fins ara, Muriel

PS: Le poète s'en va dans les champs : thèmes arbre / écriture / fleur / nature

jueves, 14 de mayo de 2009

Antonio Vega & Alain Bashung

Anteayer 12 de mayo se fue Antonio Vega y el 14 de marzo se iba Alain Bashung... Ils sont partis... comme on dit ici "con la música a otra parte"... Tous deux, poètes sensibles, solitaires, l'âme à vif, le coeur écorché; leurs chansons comme les miroirs de nos côtés fragiles, timides, révoltés et douloureux - maudits en somme - en même temps qu'enragés de vivre et assoiffés de lumière. Oui, ils sont partis, ils restent quand même... poetas sensibles, solitarios, el alma doliente, sus canciones como espejos para nuestros lados frágiles, tímidos, rebeldes, dolorosos - malditos en fin - y a la vez ansiosos de vivir y sedientes de luz... Poco importa la lengua - castellano, francés - o el estilo - pop, rock -, el hecho es que recorrieron un buen trozo del mismo camino - a contracorriente - y nos hicieron bastante compañía a lo largo de nuestro propio camino... par-delà les langues et le style ils ont fait un bon bout du même chemin - à contre-courant - et nous ont tenu compagnie sur le nôtre à bien des moments... Alors merci et bon repos ! ¡ Muchas gracias y buen descanso !
Alain Bashung : http://alainbashung.artistes.universalmusic.fr/
Antonio Vega : http://www.antoniovega.org/

Voici un aperçu des paroles de la chanson "Les mots bleus" d'Alain Bashung et le link "youtube" pour écouter-regarder le clip "Gaby Oh Gaby" : http://www.youtube.com/watch?v=mey8GokRFf4

Il est 6 heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l'attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
À tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre [...]

Y, Antonio Vega : "Una décima de segundo". También, el link "youtube" para ver-escuchar "Lucha de gigantes" : http://www.youtube.com/watch?v=Y3o4VfyBmhg

Un momento en una agenda
una décima de segundo más vuela.

Va saltando de hoja en hoja
mil millones de instantes de que hablar.

Una ráfaga de aire frio
un molino de viento hace girar.

Sigue, va rodando sobre su eje
descubriendo una trayectoria más.

Es que no hay nada mejor que imaginar,
la física es un placer.
Es que no hay nada mejor que
formular, escuchar y oír a la vez.

Miré el ángulo formado por ti y por mí
es la solución a algo muy común aquí.

Ahora tú, no dejes de hablar
somos coordenadas de un par
incógnitas que aún faltan por despejar.

Busca un libro que dice "como",
luego otro que se titula "si",
sigue... un tercero llamado "nada"
Es la fórmula de círculos sin fin.

Es que no hay nada mejor
que revolver el tiempo con el café.

Es que no hay nada mejor
que componer sin guitarra ni papel
paralelas vienen siguiéndome

espacio y tiempo juegan al ajedrez.

Ahora tú, no dejes de hablar.

.................... hasta luego, à bientôt, Muriel

miércoles, 13 de mayo de 2009

The road not taken - La route non prise - El camí no escollit - El camino no elegido - Robert Frost

La route non prise, du poète américain Robert Frost (1874-1963), extrait de Mountain Interval, 1920, nous mène un peu sur ces chemins qu'à un moment donné nous avons décidé de ne pas prendre (ou que nous n'avons pas décidé de prendre) et qui font aussi. d'une certaine manière, partie de notre vie // El camino no elegido, del poeta americano Robert Frost (1874-1963), libro Mountain Interval, 1920, nos habla de la añoranza de los caminos que, en su momento, decidimos no tomar (o que no decidimos tomar) y que sin embargo también forman parte de nuestra vida. Je vous propose, of course, le texte original ainsi que les traductions en français (que je viens de faire sur le vif), catalan et castillan (versions de poètes que j'ai trouvées sur le net) et quelques photos que j'ai prises cet hiver parmi les arbres qui m'ont vue grandir et choisir des chemins... ma forêt // A continuación el texto original acompañado de sus versiones en francès, català i castellà y de unas fotos que tomé este invierno entre los árboles que me vieron crecer y decidir caminos... mi bosque:

The road not taken

Two roads diverged in a yellow wood,
And sorry I could not travel both
And be one traveler, long I stood
And looked down one as far as I could
To where it bent in the undergrowth;

Then took the other, as just as fair,
And having perhaps the better claim,
Because it was grassy and wanted wear;
Though as for that the passing there
Had worn them really about the same,

And both that morning equally lay
In leaves no step had trodden black.
Oh, I kept the first for another day!
Yet knowing how way leads on to way,
I doubted if I should ever come back.

I shall be telling this with a sigh
Somewhere ages and ages hence:
Two roads diverged in a wood, and I–
I took the one less traveled by,
And that has made all the difference.
.
La route non prise
.
Deux routes divergeaient dans un bois jaune
Et, désolé de ne pouvoir m’engager sur les deux
Et de n'être qu’un seul voyageur, je suis resté longtemps
À regarder l’une aussi loin que possible,
Jusque là où elle se perdait dans les broussailles ;

Puis j’ai pris l’autre, toute aussi attirante
Peut-être même davantage,
Plus herbeuse, demandant à être prise
Quoiqu'à vrai dire la marque des allées et venues
Fût à peu près la même pour l'une et pour l'autre,

Et toutes deux, ce matin là, somnolaient,
Sous des feuilles qu’aucun pied n’avait foulées.
Ah, j’ai gardé la première pour un autre jour !
Sachant pourtant qu'un chemin mène à un autre,
Je me suis demandé si j’y retournerais.

Je raconterai en soupirant,
Quelque part, dans bien longtemps,
Que deux routes divergeaient dans un bois, et que-
J’ai pris la moins empruntée,
Et que cela a fait toute la différence.
.
El camí no escollit

Dos camins divergien al bosc groc
I, sentint no poder fer-los tots dos
I ésser un sol viatger, vaig aturar-me
A contemplar-ne un fins on se’l veia
Despararèixer rere el sotabosc.

Però vaig triar l’altre, igual de bell,
I fins potser amb motius més convincents,
Cobert com era d’herba no petjada;
Malgrat que, ben mirat, tant l’un com l’altre
Havien estat fressats quasi igualment.

Aquell matí se’ls veia ben semblants
Amb fulles no ennegrides per cap pas.
Ah, vaig guardar el primer per un altre dia!
Però sé prou que un camí mena a un altre
I vaig dubtar si mai hi tornaria.

D’aquí a molts i molts anys contaré
Qui sap on, amb un sospir, el fet:
Dos camins divergien dins d’un bosc,
Jo vaig triar el menys fressat de tots dos,
Això ha fet que tot fos diferent.

Traducció de Josep Maria Jaumà
.
El camino no elegido

Dos caminos se bifurcaban en un bosque amarillo,
Y apenado por no poder tomar los dos
Siendo un viajero solo, largo tiempo estuve de pie
Mirando uno de ellos tan lejos como pude,
Hasta donde se perdía en la espesura;

Entonces tomé el otro, imparcialmente,
Y habiendo tenido quizás la elección acertada,
Pues era tupido y requería uso;
Aunque en cuanto a lo que vi allí
Hubiera elegido cualquiera de los dos.

Y ambos esa mañana yacían igualmente,
¡Oh, había guardado aquel primero para otro día!
Aun sabiendo el modo en que las cosas siguen adelante,
Dudé si debía haber regresado sobre mis pasos.
Debo estar diciendo esto con un suspiro

De aquí a la eternidad:
Dos caminos se bifurcaban en un bosque y yo,
Yo tomé el menos transitado,
Y eso hizo toda la diferencia.

Traducción de Agustí Bartra




Fins aviat, à bientôt ! Muriel
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domingo, 10 de mayo de 2009

Todas mis posibles vidas, mi vida // Mon ? Mes? chemin (s)

Hoy, buscando entre cuadernos viejos unas poesías que un día había copiado, encontré este texto que habita en mí desde que lo leí! Me acuerdo la impresión - luminosa - que me causó y lo terriblemente cierto que me pareció. Hace mucho tiempo y desde entonces visita a menudo mis pensamientos y me fuerza a mirar mi camino y las decisiones que he tomado en los cruces - les cruïlles, les carrefours - con esta luz particular.
He aquí el texto en cuestión:

“… Conforme avanza nuestro corazón por la vida lleva consigo a la rastra todo el repertorio de sus antiguos paisajes esenciales, como un empresario de teatro viaja con sus decoraciones y bastidores…
Los paisajes son organismos. No sólo hay en ellos cosas, sino que estas cosas son sus órganos y ejercen funciones intransferibles…
A veces he sentido en mí, incontrastable, la invasión de un paisaje…En él se estremecía una raíz de mí mismo, ignorada por mí. A veces, la resonancia íntima es profunda, esencial, va a herir zonas intactas de nuestro ser, que sin saberlo, transportábamos…
En nuestras Memorias no debemos salvar sólo la vida que de hecho hemos vivido. Todos tenemos la conciencia de que conforme nos íbamos realizando en la existencia caían, decimazas por el destino, otras vidas que igualmente podríamos haber vivido. La fatalidad ha seleccionado de nuestras posibles trayectorias una y ha eliminado las demás…
Cada ser humano lleva en torno al núcleo de su existencia efectiva un elenco concreto, individualísimo, de otras posibles vidas suyas, y sólo suyas. Y solamente destacándolo sobre el fondo de esas biografías espectrales aparece claro y riguroso el perfil fatal, estricto de nuestro destino…
La fugacidad que el hombre ha descubierto en la vida procede de la falta de atención al presente. Si asistiésemos atentos a cada instante de nuestra carrera mundanal no nos parecería huidiza, sino que habría corrido al mismo paso que nosotros. Lo malo es que desatendemos a menudo las horas semovientes y cuando nos ocurre buscarlas hallamos que han pasado ya. Y como hacemos esta averiguación en un instante, es la consecuencia que para nosotros todas aquellas horas han pasado efectivamente, en un solo instante."


Es de Ortega y Gasset, y es un pasaje de un libro sobre sus recuerdos e impresiones de un viaje que hizo a Argentina (artículo, ensayo, memorias ??? no me acuerdo en absoluto cómo encontré este texto, si lo sabéis, no dudéis en decírmelo !)

José Ortega y Gasset (1883–1955), filósofo y ensayista español, exponente principal de la teoría del perspectivismo y de la razón vital e histórica. [Wikipedia]

En recherchant dans de vieux cahiers des poèmes que j'avais copiés à la main je suis retombée sur un texte qui habite en moi depuis le jour (il y a très longtemps !) où je l'ai lu pour la première fois. Je me rappelle encore de la forte impression - lumineuse- qu'il m'avait causée: je l'avais trouvé terriblement vrai. Il me force depuis a regarder ma vie, mon chemin et toutes les décisions prises et / ou non prises à chaque carrefour à sa lumière particulière. Il y a certainemenent une traduction publiée, pour le moment, je vous propose la mienne:

“… Au fur et à mesure que notre coeur avance dans la vie il charrie à sa remorque tout le répertoire de ses anciens paysages essentiels, tout comme le directeur d’une troupe de théâtre voyage avec ses décors et le matériel de coulisses…
Les paysages sont des organismes. Non seulement ces paysages contiennent-ils des choses, mais encore ces choses-là sont-elles leurs organes et exercent-elles des fonctions qu’elles sont seules à pouvoir exercer...
J’ai parfois senti en moi l’invasion incomparable d’un paysage… Un paysage dans lequel frémissait une racine de moi-même, ignorée de moi. Parfois, la résonance intime est profonde, essentielle et s’en va blesser des zones intactes de notre être, que sans le savoir nous transportions…
Dans nos Mémoires nous ne devons pas seulement sauvegarder la vie que, de fait, nous avons vécue. Nous sommes tous conscients du fait que pendant que nous faisions notre vie, d’autres vies tombaient, décimées par le destin, d’autres vies que nous aurions également pu vivre. La fatalité a sélectionné une trajectoires parmi toutes celles possibles et a éliminé les autres…
Autour du noyau de l’existence effective de chaque être humain, il y a un ensemble précis, extrêmement individuel d’autres vies possibles pour lui et pour lui seul. Et ce n’est qu’en le faisant ressortir sur le fond de ces biographies spectrales qu’apparaît, clair et rigoureux, le profil fatal, strict, de notre destin…
La fugacité que l’homme a découvert dans la vie vient du manque d’attention au présent. Si nous assistions, attentifs, à chaque instant de notre parcours terrestre, il ne nous semblerait pas fuyant, au contraire, il se déroulerait au même rythme que nous. Le problème, c’est que nous négligeons souvent notre cheptel d’heures et quand ça nous prend de les recenser nous découvrons qu’elles sont passées. Et comme nous faisons cette constatation en un instant, c’est pour nous la conséquence que toutes ces heures sont effectivement passées en un seul instant. "

C'est de Ortega y Gasset et c'est un passage d'un livre (d'un article? de mémoires ? je ne me rappelle malheureusement plus du tout comment je suis tombée sur ce texte) où il parle de souvenirs et d'impressions après un voyage en Argentine. [José Ortega y Gasset (1883- 1955) était un philosophe espagnol auteur de nombreux essais, un des principaux auteurs de la théorie du perspectivisme et de la raison vitale et historique. Wikipedia]

sábado, 9 de mayo de 2009

La Vache qui lit // La Vaca que lee - nº1



Un día vi una exposición de vacas en una tienda de la ciudad de León, obras de un ceramista local -y accidental según las propias palabras del artista - y ésta, la Vaca que lee, me encantó... fue incluso una cosa más fuerte la que pasó: de cierta manera y por algún motivo me reconocí. A veces pienso (y es un pensamiento recurrente) que quizás haya sido una vaca en una anterior etapa de mi recorrido o en fín... Que tienen la mirada bovina ? pues, es cierto, y esto cuando no les pasa como a una, catalana, "La vaca cega"! Que son poco ligeras ? pues se forma un equilibrio con "La insoportable levedad del ser" ! Que tienen poca vida interior ? pues yo sé de unas "Memorias de una vaca"... Personalmente, las encuentro pacíficas (quienes las buscan acaban encontrándolas pero para que se enfaden hay que insistir, o no ?!), porque eso de la mala leche, qué haríamos sin la leche de la vacas ? quién no ha crecido a base de leche de vaca ? Están bien aferradas a la tierra, es cierto que no les va ni el agua ni el aire, pues simpatizo, también soy un ser de tierra, ni nadar ni volar: caminar... y eso sí, leer !!! Y es cómo la Vaca que lee llegó a mi casa, a las entanterías de mi biblioteca, me la compré, hace mucho tiempo. Al principio le daban migrañas y pensé que podía ser la vista, efectivamente, se solucionó el problema con unas elegantes gafas que le ideó una persona atenta. Me la vendieron con el "Certificado de autenticidad" y me gustaría acordarme ahora del nombre del artista pues sólo se ve su firma, no su nombre, lo siento:


Un jour, dans une vitrine de la ville de León, j'ai vu une exposition de vaches, oeuvres d'un potier-céramiste local - et, au dire de l'artiste lui-même, accidentel - et cette vache-là, la Vache qui lit, m'a tout de suite fait tilt, j'ai adoré, plus fort même, d'une certaine façon et pour une raison ou pour une autre, je me suis reconnue. Parfois, je pense (et c'est une pensée récurrente) que j'ai peut-être été une vache dans une étape antérieure de ma vie... enfin... Elles ont un regard bovin ? bah, ça, c'est inévitable ! Elles ne sont pas très légères? ça fait un équilibre, non, avec "L'insoutenable légèreté de l'être" ! Elles ont une vie intérieure nulle? n'avez-vous donc pas lu les "Mémoires d'une vache basque" !! Personnellement, les vaches, je les trouve pacifiques (qui les cherche les trouve mais il faut y mettre le paquet ! Les Anglais, pour dire "doux comme un agneau" disent bien "gentle as a cow", alors ...), puis cette manie de dire que les gens sont vaches quand ils ne sont pas sympas, faudrait revoir ça ! S'il y a pour les humains un animal nourricier au possible, c'est tout de même la vache ! On dit aussi qu'elles sont tellement terre à terre... c'est vrai, ni l'eau, ni les airs mais le plancher des... vaches, justement... Moi, c'est pareil: nager? voler? non merci: marcher !!! et lire !!! Et c'est comme ça que La Vache qui lit a atterri chez moi, sur les étagères de la bibliothèque. Je me la suis achetée il y a de ça pas mal de temps. Au début elle souffrait souvent de migraines et j'ai pensé que c'était peut-être les yeux et... effectivement, une jolie paire de lunettes conçues spécialement pour elle par une personne compréhensive et... le tour fut joué ! On me l'a vendue avec son "Acte de naissance" mais s'il y a la signature de l'artiste, il n'y a pas son nom... et je ne m'en rappelle plus, désolée !



Oeuvres citées:
1- La vaca cega, poème de Joan Maragall, 1895
2- Behi euskaldun baten memoriak. Memorias de una vaca. Mémoires d'une vache basque, roman juvénil de Bernardo Atxaga - 1991
3- L'insoutenable légèreté de l'être, La insoportable levedad del ser, roman de Milan Kundera, 1982

* sur les photos: La Poésie, une anthologie illustrée, Ed. L'Aventurine, Paris, 1996

Hasta luego, Muuuuh -riel

Familiale de Jacques Prévert // con traducción al castellano

Familiale

La mère fait du tricot
Le fils fait la guerre
Elle trouve ça tout naturel la mère
Et le père qu'est-ce qu'il fait le père?
Il fait des affaires
Sa femme fait du tricot
Son fils la guerre
Lui des affaires
Il trouve ça tout naturel le père
Et le fils et le fils
Qu'est-ce qu'il trouve le fils?
Il ne trouve absolument rien le fils
Le fils sa mère fait du tricot son père des affaires lui la guerre
Quand il aura fini la guerre
Il fera des affaires avec son père
La guerre continue la mère continue elle tricote
Le père continue il fait des affaires
Le fils est tué il ne continue plus
Le père et la mère vont au cimetière
Ils trouvent ça naturel le père et la mère
La vie continue la vie avec le tricot la guerre les affaires
Les affaires la guerre le tricot la guerre
Les affaires les affaires et les affaires
La vie avec le cimetière.

Jacques Prévert , Paroles, 1946, Ed. Folio

........
Cuadro de familia
La madre hace punto
El hijo hace la guerra
Le parece de todo natural a la madre
Y el padre? Qué hace el padre?
Hace negocios
Su mujer hace punto
Su hijo la guerra
Él, negocios
Le parece del todo natural al padre
Y al hijo... y... al hijo
Qué le parece?
No le parece nada en especial al hijo, nada
Para el hijo, la madre hace punto
El padre hace negocios
Y él hace la guerra
Cuando haya acabado la guerra
Hará negocios con su padre
La guerra continúa la madre continúa hace punto
El padre continúa hace negocios
Al hijo lo matan no continúa
El padre y la madre van al cementerio
Les parece natural al padre a la madre
La vida continúa la vida con el punto la guerra los negocios
Los negocios la guerra el punto la guerra
Los negocios los negocios y los negocios
La vida con el cementerio.
.......
(es una traducción mía pero hay otra, publicada, que se puede consultar en "Palabras, Jacques Prévert, Ed. Lumen") Fins aviat, Muriel

viernes, 8 de mayo de 2009

Petit homenatge a uns usuaris de les Biblios

Això, ara, és per retre un petit homenatge a 3 usuaris que vaig conèixer a diferents biblioteques... Unes persones... ara no trobo l'adjectiu exacte... entranyables, molt, i per transmetre'ls, encara que no ho sàpiguen mai, un pensament carinyós.

* Una dona, ja gran - diria que més de 70 anys, les mans de treballadora, tota ella, es veu que ha currat i dur, tota la vida - vé al taulell de préstec i diu que es vol emportar "este libro, que los chavales se ve que son simpáticos, me dará vida", el llibre en qüestió és un de la col.lecció "El Club de los Cinco" de l'Enid Blyton... Uf ! Quants records i quant de temps !!! La senyora té una cara dolça i alhora marcada per una vida difícil i de sobte em diu: "Sabe, es que yo, hace unos meses era analfabeta. He aprendido a leer ahora al casal de la gent gran y estoy muy contenta y muy ocupada" i somriu d'un somriure ingenu que m'arriba fins al cor i diu: "Está todo escrito por todas partes, antes no lo veía i ahora leo todo lo que se puede leer y vengo aquí a la biblioteca cada día a leer, dos horas y después vuelvo a casa y leo en el sofá. Sabe? Tampoco sabía escribir, firmaba mi nombre con una cruz." La felicito, tinc la pell de gallina i ganes d'abraçar-la i veig com s'en va, no m'hi havia fixat, té una cama malament i va coixa, amb una crossa, i no sé si sent que la miro però es gira i em diu: "Hasta mañana" i jo: "Hasta mañana, que la espero y buena lectura !"

* Un senyor, gran també, i molt familiar, senzill, vé cada día per tornar 4 Cd's i agafar-ne 4 de nous. Primer torna els 4 que té i aquell dia em diu: "Això no val res, no. Aquesta cantant negra sí, molt bona, mooolt bona." És el CD Salt de la Lizz Wright i encara que sí, la conec "per sobre", mai l'he escoltada de veritat. (Decideixo emportar-me'l a casa). Pocs minuts després torna a presentar-se el senyor amb els 4 CD's nous : "Es que jo estic sol a casa i una casa porta molta feina, ara he posat dues rentadores, dues ! Hi ha un moment que les coses s'han de fer i ara em toca netejar a fons i amb música es fa més ràpid, és tot més fàcil." I penso que segurament va perdre la seva dona fa poc i segueix sol el camí. És veu determinat a viure bons moments i és molt simpàtic. Pel que m'explica, és del mateix any que el meu pare... 80 anys, o 81 potser ! Chapeau ! I sí, Senyor, hi estic d'acord, el CD de la Lizz Wright és bo, molt !! [Segell Verve-2003- Lizz Wright, nascuda el 1980, és una cantant americana de jazz. ]

* Una dona, 50 anys potser, s'apropa al taulell, se la veu molt contenta: "Me gustaría llevarme este libro si fuera tan amable", la cortesía de América Latina, y el acento. "Si, por supuesto ! Veo que le gusta la poesía... Jaime Sabines, no lo he leído... pero también me gusta la poesía" y ella contesta, feliç "Es un poeta mexicano, como yo" i es gira per veure si hi ha cua, però no, hi ha sort "¿Me permite?" agafa el llibre i busca entre las pàgines "mi poema preferido, me encanta, léalo, verá". I començo a llegir "Los amorosos" però ara ve més gent i no puc continuar: "Lo buscaré y lo leeré, se lo prometo!" i veig que la dona torna a posar-se a la cua. Ara li toca de nou "¿Me podría recomendar un poeta que a usted le guste mucho?" i penso ràpid, quin de tots els que m'agraden? i miro a l'ordinador si está disponible "Palabras" d'en Jacques Prévert (França, 1900-1977 / Paroles, 1946), sí ! La dona el va a buscar i torna molt il·lusionada "¿Me podría indicar los dos, o tres, poemas que usted prefiere?" i li indico Desayuno por la mañana, Barbara i Para hacer el retrato de un pájaro, els més coneguts però... es que són joies !... i també li indico Familiale... Miro com s'en va amb els tresors en versos... Ha sigut un moment especial realment... Al servei de préstec, generalment no hi ha temps... i per això va ser com un regal.

A continuación, cómo no, Los amorosos de Jaime Sabines

Los amorosos callan.
El amor es el silencio más fino,
el más tembloroso, el más insoportable.
Los amorosos buscan,
los amorosos son los que abandonan,
son los que cambian, los que olvidan.

Su corazón les dice que nunca han de encontrar,
no encuentran, buscan.
Los amorosos andan como locos
porque están solos, solos, solos,
entregándose, dándose a cada rato,
llorando porque no salvan al amor.

Les preocupa el amor. Los amorosos
viven al día, no pueden hacer más, no saben.
Siempre se están yendo,
siempre, hacia alguna parte.
Esperan,
no esperan nada, pero esperan.

Saben que nunca han de encontrar.
El amor es la prórroga perpetua,
siempre el paso siguiente, el otro, el otro.
Los amorosos son los insaciables,
los que siempre -¡que bueno!- han de estar solos.
Los amorosos son la hidra del cuento.

Tienen serpientes en lugar de brazos.
Las venas del cuello se les hinchan
también como serpientes para asfixiarlos.
Los amorosos no pueden dormir
porque si se duermen se los comen los gusanos.
En la oscuridad abren los ojos
y les cae en ellos el espanto.
Encuentran alacranes bajo la sábana
y su cama flota como sobre un lago.

Los amorosos son locos, sólo locos,
sin Dios y sin diablo.
Los amorosos salen de sus cuevas
temblorosos, hambrientos,
a cazar fantasmas.
Se ríen de las gentes que lo saben todo,
de las que aman a perpetuidad,
verídicamente, de las que creen en el amor
como una lámpara de inagotable aceite.

Los amorosos juegan a coger el agua,
a tatuar el humo, a no irse.
Juegan el largo, el triste juego del amor.
Nadie ha de resignarse.
Dicen que nadie ha de resignarse.
Los amorosos se avergüenzan de toda conformación.
Vacíos, pero vacíos de una a otra costilla,
la muerte les fermenta detrás de los ojos,
y ellos caminan, lloran hasta la madrugada
en que trenes y gallos se despiden dolorosamente.

Les llega a veces un olor a tierra recién nacida,
a mujeres que duermen con la mano en el sexo,
complacidas,
a arroyos de agua tierna y a cocinas.
Los amorosos se ponen a cantar entre labios
una canción no aprendida,
y se van llorando, llorando,
la hermosa vida.

Jaime Sabines Gutiérrez (1926-1999) fue un poeta y político mexicano.

Fins molt aviat, Muriel

CD's & balenes // John Cage et la baleine

Pel que he pogut esbrinar estem gairebé totes d'acord, les dones (en tot cas les del meu entorn) que seríem més felices essent balenes que no pas sirenes ! 

C'est bien ça, n'est-ce pas?, on préfèrerait de loin être des baleines que des sirènes... en tout cas, c'est l'impression que la gent féminine autour de moi m'a donnée ! Hier, une personne est venue à la Bibli rendre un CD-Baleine, il y a peut-être quand même une sirène dans l'histoire, la pièce nº4 "The Wonderful widow of 18 springs" (la merveilleuse veuve aux 18 printemps) mais bon... Bref, je vous recommande de l'écouter (personnellement, je l'ai dans ma CDthèque et j'aime bien l'avoir) .  

Ahir una persona va tornar un CD-balena, que potser compta amb una sirena també, a la peça nº4, "la meravellosa vídua de les 18 primaveres", pero bueno... Os recomiendo escucharlo, lo tengo en casa y me gusta tenerlo. 

John Cage, Theatre of Voices - Litany for the Whale (Letanía para la Ballena, Litanie pour la Baleine), obra compuesta en 1980 para dos voces - Paul Hillier & Terry Riley - [label/segell/ sello: Harmonia Mundi USA- 1998-2002]. 

YouTube-John Cage-Litany for the whales: https://youtu.be/1VYJSY6LWhc  & https://youtu.be/FONhM7jXkns

Voilà, à bientôt, hasta luego ! Muriel

martes, 5 de mayo de 2009

18h30-20h taulell de préstec-préstamo-au service du prêt

À toute allure, en abrégé, en signes presque illisibles maintenant que quelques heures se sont passées, j'ai pris note d'une partie des documents (seulement adultes) qui sont passés par mes mains au sevice du prêt cet après-midi de 18h30 à, disons, 20 h. Jugez par vous-mêmes de l'incroyable diversité ! Il est maintenant presque minuit et je reconstitue ma liste - pas évident, tout à coup!- (avec S.O.S. Google, ça va donner un coup de pouce) et ne vous signale que les titres, OK?
A toda pastilla, con signos que ahora mismo me cuesta reconocer, con todos tipos de abreviaciones he estado tomando nota de unos documentos (sólo adultos) que han pasado por mis manos esta tarde de las 18h30 a casi las 20h en el servicio de préstamo. Os podréis hacer una idea de la increíble diversidad ! Ahora es casi la medianoche y voy a reconstituir mi lista (de repente me parece complicado pero a ver si con Google completo los títulos) y sólo os daré los títulos, vale?

Començaré pel títol que més m'ha cridat l'atenció:

- "Cocina hispano-magrebí durante la época almohade según un manuscrito anónimo del siglo XIII" (tornaré a parlar d'aquest llibre, ho prometo!)

i a continuació :

- Pather Panchali de Satyajit Ray (DVD)
- "La venas abiertas de América Latina" de Eduardo Galeano (llibre)
- Motets de J. S. Bach (CD)
- Diccionario bilingue Español-Urdu
- Vol. 2 de "Todos los cuentos de Edgar Allan Poe" (llibre, edició il·lustrada)
- El gran libro del ajedrez (llibre)
- "Metafísica dels tubs" de Amélie Nothomb (llibre)
- Caminant per Catalunya - guia de excursions (llibre)
- Una biografía de Montserrat Caballé (llibre)
- Jacques Brel "Infiniment" (CD)
- Design de webs (llibre + CDRom)
- El Museo del Prado (DVD)
- Teatro Clásico "La vida es sueño" de Calderón de la Barca & "La importancia de llamarse Ernesto" de Oscar Wilde (DVD's)
- Els taurons de Catalunya (llibre)
- La Pantera Rosa (DVD)
- El cielo sobre Berlín de Wim Wenders (DVD)
- "Bon Profit! & Per molts anys!" de Miquel Martí Pol (llibre)
- Programación Web 0.2 (llibre)
- China - guia de viajes (llibre)
- Françoise Hardy (CD)
- un llibre de Anne Rice
- un llibre de Danielle Steel
- 400 recetas para comer sano (llibre)
- "Del amor y otros demonios" de Gabriel García Márquez (llibre)
- English Pronunciation Intermediate (llibre + CD's)
- Todos los sabores del chocolate (llibre)
- Marie-Claire (revista)
- Charlie Chaplin- El circo (DVD)
- "País íntim" de Maria Barbal (llibre)
- Tirant lo Blanc, versió moderna (llibre)
- Madrid, guia + mapa (llibre)
- Lizz Wright (CD)
- Los gatos - guia visual (llibre)
- Excel, Access, etc (llibre)
- Burda (revista + patrons)
- Niccolo Paganini - biografía (DVD)
- Rock & Pop, la historia completa (llibre-enciclopedia)
- Bruce Sprinsteen - The rising (CD)
- Filosofía fácil para bachillerato y acceso a la universidad (llibre)
- "Chesil Beach" de Ian McEwan (llibre)
- Don Quijote, tomo 1 (llibre)
- El imperio de los sentidos (DVD)
- "Tus zonas erróneas" de Dyer Wayne, auto-ayuda (llibre)
- "Usted puede sanar su vida" de Louise Hay (DVD)
- una guía de las ayudas económicas a nivel europeo
- Kill Bill 1 & 2 de Quentin Tarantino (DVD's)
- muchos DVD's (pel·lícules)
- Lang Lang concierto nº1 para piano de Tchaikovsky (CD)
- Diversos CD's de música clàssica
- "Un mundo sin fin" de Ken Follett (llibre)
- Alimentación y deporte (llibre)
- un llibre sobre Educació infantil
- Dites i refranys de Catalunya (llibre)
- "Tot s'aprofita" de Pere Calders (llibre)
- Integral / Cuerpomente / El Jueves / Descubrir el Arte (revistes)
- Còmics (molts)
- vàries novel·les en anglès i en italià
- varis CD's de músiques del món (sobretot del Magrib i de Brasil)
- Etc. etc. etc. (més, moltes més coses !!! )

Què us sembla ? Tot això en una hora i mitja ! Ah! i també un Atlas !! Aquesta llista ens diu alguna cosa del bon estat de salut de les Biblioteques, no? Bé doncs, à la prochaine !
... Continuarà...
Muriel

lunes, 4 de mayo de 2009

"vamoslaembora" : un autre, un altre, otro BLOG para visitar

C'est le blog d'une amie artiste photographe, amoureuse - naturellement - de l' image mais aussi du mouvement et du mot, du mot et des mots (de différentes langues) ... Les photos !!! enfin... à vous de découvrir: http://vamoslaembora.blogspot.com .
Aquí tenéis el blog de una amiga artista fotógrafa, enamorada - por supuesto - de la imagen, del movimiento, de la palabra, de las palabras (de diversas lenguas) ... Feu un clic i entreu a "vamoslaembora", su blog ! Hi ha unes fotos magnífiques, vereu !

À bientôt, Muriel

Y sí, amiga, siento lo mismo: la lengua es una patria... No sé si LA patria, pero desde luego, una patria, une patrie et un port d'attache... Il est possible, je crois d'avoir plusieurs patries (pas des dizaines mais 2 ou 3 ?), en tout cas, des ports, c'est sûr, des ports, où l'on aime bien revenir s'amarrer (même si c'est pour mieux larguer les amarres d'ici un temps !) ... oui, les langues comme ports d'attache ! Até logo i saudades !

viernes, 1 de mayo de 2009

Muguet porte-bonheur

À toutes et à tous en ce 1er mai 2009 // Per a tots i totes vosaltres :
Beaucoup de bonheur, un munt de felicitat, voilà ce que je vous souhaite avec ce brin de muguet messager ! un joli mois de mai et du bonheur tout au long de l'année ! Comme j'aime le muguet, missatger dels bons desitjos ! Comme ça sent bon ! À bientôt, Muriel


Sirène ou Baleine // Sirena o Ballena ???

Stop! C'en est assez !!!! Con la primavera y por consiguiente el verano y los bikinis en el horizonte las campañas publicitarias para cuerpos anoréxicos y artificiales invaden las ciudades de la civilización de la opulencia y el consumismo a tope. Unos de los esloganes acusadores de los kilos "superfluos" y con la foto de una mujer "espléndida " (Buenos días Photoshop?) dice así : "¿Este verano quieres ser sirena o ballena?" //Basta !!!! Le printemps est là et par conséquent l'été, la plage, les maillots de bain se profilent à l'horizon... et les aggressions publicitaires pro-anorexie envahissent dès à présent les murs de nos villes opulentes, intolérantes et hyper-consuméristes. Un des slogans virulents exposant un corps "splendide" de femme (Bonjour Photoshop?) pose la question suivante : "Cet été, serez-vous sirène ou baleine ?"

Il paraît qu'une femme d'un certain âge (??) et dont les caractéristiques physiques "n'intéressent pas spécialement" a répondu, par une lettre ouverte, et a proclamé son désir de devenir un jour baleine et le texte est absolument GÉNIAL // Según dicen, una mujer de cierta edad (o edad cierta, sí o no?) y con cuerpo "normal" ha contestado, mediante una carta abieta, y ha proclamado su deseo de volverse ballena algún día y el texto no tiene desperdicio, es FANTÁSTICO !!!!

Une amie vient de me le transmettre et je ne résiste pas au plaisir de le publier ici ! Una amiga acaba de enviármelo y no resisto al placer de publicarlo aquí ! Es en portugués pero creo que se puede entender, si tengo tiempo lo traduzco, OK ? Petit problème, c'est en portugais, "ESTE VERÃO, QUERES SER SEREIA OU BALEIA?"... mais c'est assez facile à deviner... dès que j'ai le temps, je traduis, OK ?
À bientôt, Muriel (et encore merci à l'amie qui me fait à l'instant parvenir ce texte !!!!!)

"Estimados Senhores:

As baleias estão sempre rodeadas de amigos (golfinhos, leões-marinhos, humanos curiosos). Têm uma vida sexual muito activa, engravidam e têm baleiazinhas ternurentas, as quais amamentam.
Divertem-se à brava com os golfinhos, enchendo a barriga de camarões.

Brincam e nadam, sulcando os mares, conhecendo lugares tão maravilhosos como a Patagónia, o mar de Barens ou os recifes de coral da Polinésia.
As baleias cantam muito bem e até gravam CD's.
São impressionantes e practicamente não têm outros predadores além dos humanos.
São queridas, defendidas e admiradas por quase toda a gente.

As sereias não existem. E, se existissem, fariam fila nas consultas dos psicanalistas, porque teríam um grave problema de personalidade "mulher ou peixe"?
Não têm vida sexual, porque matam os homens que delas se aproximam, além disso, por onde? Por isso, também não têm filhos. São bonitas, é verdade, mas solitárias e tristes.
Além disso, quem quereria aproximar-se de uma rapariga que cheira a peixaria?
Para mim está claro, quero ser baleia.

P.S.: Nesta época em que os meios de comunicação nos metem na cabeça a ideia de que apenas as magras são bonitas, prefiro disfrutar de um gelado com os meus filhos, de um bom jantar com um homem que me faça vibrar, de um café e bolos com os meus amigos.

Com o tempo ganhamos peso, porque ao acumular tanta informação na cabeça, quando já não cabe, espalha-se pelo resto do corpo, por isso não estamos gordas, somos tremendamente cultas.
A partir de hoje, quando vir o meu rabo no espelho, pensarei: "Meu Deus, que inteligente que sou..."

No me digaís que esta respuesta no es maravillosa !
C'est-y pas une réponse formidable, ça ?!

Les Roses de Saâdi

Les Roses de Saâdi - Marceline Desbordes-Valmore

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;

Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.
Saâdi est un poète persan (1184-1283 / 1291?) né à Shiraz en Iran et dont les deux grandes oeuvres principales sont Bostân, Le Jardin des Fruits, 1257, écrit intégralement en vers et illustrant les vertus recommandées par l'Islam et Golestân, Le Jardin des Roses, 1258, écrit en prose et consistant en une série de contes sociaux et moraux et d'anecdotes personnelles pouvant être lus à différents degrés; l' imagerie rappelle celles des Mille et Une Nuits et une partie de son recueil est encore souvent utilisée comme manuel d'enseignement soufi.

Dans son poème Les Roses de Saâdi Marceline Valmore-Desbordes (1786-1859), poétesse française, rend hommage au grand poète persan. La poésie de Marceline est mélancolique, parfois obscure. C'est la seule femme que Paul Verlaine cite dans "Les poètes maudits".

Les Roses de Saâdi est un de mes poèmes préférés....

Las Rosas de Saadi de Marceline Valmore-Desbordes es uno de mis poemas preferidos y como lo traduje una dia para presentarlo en un festival "entre vecinos y amigos" de poesía, os ofrezco el texto en castellano también:Quise por la mañana traerte rosas ;
Pero tantas había cogido entre mis faldas
Que los nudos demasiado apretados no pudieron contenerlas .

Los nudos cedieron . Las rosas sueltas
En el viento hacia el mar se fueron.
Siguieron el agua para no volver nunca más ;

Rojas parecieron las olas y como encendidas .
Esta noche, mi vestido todavía retiene su perfume …
Respira sobre mi piel el odorífero recuerdo .

La poetisa francesa (primera mitad del siglo XIX) rinde aquí homenaje al gran poeta persa Saadi, siglo XIII y a su obra Gulestan, Jardín de rosas, conjunto de relatos morales y sociales, poéticos y espirituales que recuerdan La Mil y una Noches y todavía hoy integran las enseñanzas sufíes.