lunes, 26 de enero de 2015

et entre le 1er janvier et le 25... des posts qui n'ont pas vu le jour...

Quelques posts auraient pu alimenter mon blog ces derniers temps mais sont restés en suspens...

Le 2 janvier, par exemple,  j'ai eu le bonheur de revoir, en compagnie de ma mère et de ma fille - ce qui a rajouté une couche de plaisir - un  film que j'avais adoré à sa sortir (2010): La tête en friche, de Jean Becker avec Gisèle Casadesus et Gérard Depardieu (d'après le roman homonyme de Marie-Sabine Roger). C'est un film merveilleux, vraiment... les acteurs, l'histoire, le bonheur de la lecture, l'amitié... Dans la foulée j'ai lu les mémoires racontées "à la bonne franquette" et qui sautent "du coq à l'âne" de Gisèle Casadesus, mémoires écrites pour fêter ses... 100 ans ! Le titre ? Cent ans, c'est passé si vite... Une lecture qui fait sourire, qui apaise, qui est bourrée de joie de vivre, de tendresse, de patience, de tolérance, qui rend heureux !  Et je m'étais dit que j'en parlerais ici...


La tête en friche, film de Jean Becker, 2010

Abécédaire intime de Gisèle Casadesus

 Le 3 janvier, je l'ai passé dans une pensée profonde pour ma Grande Camarade. Ç'aurait été son anniversaire. On était elle et moi, et plusieurs autres copines, de la même année. C'est elle qui inaugurait le nouvel âge, qui nous mettait sur la voie de l'âge qu'on aurait dans l'année. Ce rôle d'éclaireuse, d'ailleurs, ne l'amusait pas follement ! Marie-Annick, mon Amie Soeur, tu me manques ! Dans la soirée, je me suis retrouvée dans la basilique de Santa Maria del Mar, au détour d'une balade dans la vieille ville (de Barcelone, bien sûr). Elle est très très belle cette église et même si avec Marie-Annick nous n'avions pas coutume de partager des églises, elle était avec moi dans la magnificience de ses colonnes ! 

Pour un coup d'oeil virtuel sur la basilique de Santa Maria del Mar, cliquez là-dessus:
http://www.santamariadelmar-barcelona.

Puis le dimanche 4, en balade dans le massif de Collserola, sur le chemin "de Les Aïgues", par temps clair, la ville de Barcelone à nos pieds, étalée entre le massif et la mer, et ce figuier de Barbarie qui fait sa vie là, dans la gouttière, ça lui suffit, c'est incroyable, j'ai fait cette photo, pour la mettre ici:


Carretera de les Aïgues, Collserola, vue sur BCN, gener '15, Muriel

Il y a eu ce coeur, aussi, rencontré sur la plage, le jour suivant ou encore celui d'après:


Coeur de brique poli par la mer, plage de Gavà, janvier '15, Muriel

Et comme il n'y a pas que la joie de vivre d'une centenaire, des coeurs qui accrochent le regard sur les plages tranquilles et des figuiers de Barbarie qui vivent en paix leur vie de contemplatifs, il y a eu l'attentat contre Charlie Hebdo et les autres atrocités qui s'en sont suivies :-( 
Je n'ai rien à ajouter à ce sujet qui n'ai déjà été dit et redit :-( Consternation... 

Il y a eu de beaux dessins en réaction en provenance de partout, celui-ci par exemple:

dessin emprunté ici pour ce blog à
je ne sais quel artiste, mais merci !

Et un que j'aime beaucoup, qui dit exactement ce que je pense, et la veille j'étais entrée dans une basilique et l'ai encore une fois trouvée très belle, et ç'aurait pu être une mosquée ou une synagogue ou n'importe quel temple n'importe où, parce que ça m'est égal, j'aime tous les lieux sacrés quand ils abritent la paix, c'est celui-ci: 

idem

Et les massacres au Nigeria, qui se sont produits simultanément, découlant de la même folie ! Et tous les gens qui tombent tous les jours et qui n'ont rien fait, rien demandé, dans tous les pays en guerre :-( et dont parle à peine:

Maman, pourquoi le monde ne manifeste pas pour nous aussi ?
Un monde inégal ?

Enfin... :-(

Pendant le même temps, car la vie va, il y a eu des moments d'amitié avec les thés et gâteaux poires-amandes, les couchers de soleil (nous en avons ici eu de très beaux), la douceur et la tendresse de ma mère que j'ai eu le privilège d'avoir auprès de moi... et toutes les espérances et les résolutions qu'apportent toujours, c'est comme ça, les années nouvelles... 

Voilà... ces posts n'ont pas vu le jour, comme tant d'autres tout le temps, parce que la vie va et que les idées, les images, les évènements se télescopent... et qu'il y a toujours tellement de choses à faire. Je n'ai par exemple encore jamais rendu hommage, dit adieu, à Gabriel García Márquez (Aracataca, Colombie, 1927, Mexique, D.F., 2014, prix Nobel de littérature 1982, Cent ans de solitude et L'amour au temps du choléra, entre autres bijoux). J'ai tant aimé le lire, il est tellement indéfectiblement lié à "ma" Colombie, ah ! Gabo !, "mon" écrivain, mais voilà, mort juste un jour avant ma Grande Camarade au chevet de qui je me trouvais... Je ne me suis pas recueillie non plus à la mort de Nadine Gordimer (1923-2014, Afrique du Sud, prix Nobel de littérature en 1991 "son oeuvre épique ayant rendu à l'humanité d'eminents services"), je m'étais dit que je lui consacrerais un post... car je l'admire aussi beaucoup... 

Gabriel García Márquez- photo EFE

Nadine Gordimer- photo Reuters

Voilà... Ce blog que j'aime cultiver, c'est seulement un journal pas au jour le jour... C'est simplement "à l'occasion" et des points forts passent à l'as tandis que d'autres y trouvent une belle place, ou, bêtement, le plus souvent, des carabistouilles, des anecdotes... et c'est que la vie va et qu'elle va comme elle va... 

Allez, à la prochaine, Muriel 

Et pour la route, et pour que ce soit la musique qui prenne le dessus, l'Intermezzo en La majeur, opus 118 de Brahms, parce que, c'est sûr, un requiem aurait du sens ici mais la légèreté de cet intermezzo l'a aussi... Et puis, définitivement, à la question un jour posée par Françoise Sagan, c'est le titre d'un de ses romans, "Aimez-vous Brahms ?", je réponds: "Oui ! Et comment ! "

À bientôt !

domingo, 25 de enero de 2015

Postludium, Anna Akhmatova, Hélène Grimaud y zapatos de Louboutin: la vida no se puede resumir así como así y una cosa lleva a la otra

Esta mañana he oído Postludium de Bruno Mantovani (1974, compositor francés nacido de padre italiano y madre española). Es una pieza dedicada a Anna Akhmatova (o Ajmatova), poetisa modernista rusa (1889-1966) cuya vida fue marcada, cómo la de toda la gente de su generación, por 2 guerras mundiales y el régimen de  Stalin.
He oído Postludium por primera vez y me ha gustado mucho. No estoy nada familiarizada con el compositor. Hay que ponerle remedio ! Navego por Internet y uf ! descubro un mundo que me gustará descubrir !
Postludium es una suite para orquesta que Mantovani escribe en el 2010, después de su ópera Akhmatova, quizás para completar o profundizar o volverse a acercar a Anna Akhmatova.
Me ha gustado mucho escuchar, descubrir !, Postludium y me ha brindado una magnífica oportunidad de descubrir la poetisa que tampoco nunca había leído. Se ve que dijo ella: Todo está listo para la muerte, lo que mejor resiste en el mundo es la tristeza, y lo que sobrevivirá es la Palabra, soberana.Y claro, sobrevive la palabra de Anna Akhmatova, están aquí sus versos que dicen la opresión, el dolor, la muerte, el amor, el desamor, que también evocan un sauce, la luna, la música...


Sauce

Y yo crecía en adornado silencio
En el fresco cuarto de juegos del joven siglo.
Y no me era agradable la voz del hombre,
Pero entendía la voz del viento.
La ortiga amaba y la bardana,
Pero al sauce plateado más que a nada.
Y, agradecido, vivió conmigo
Toda su vida, sus ramas lloronas
Salpicando el insomnio con ilusiones.
Y es curioso que yo lo sobreviviera.
Allá está su tronco, erguido, ajenas voces
De otros sauces algo dicen
Debajo de los nuestros, aquellos cielos.
Yo callo… Como si hubiera muerto un hermano. 

(1940)

La música

Hay en ella un milagro que arde. 
Ante nuestros ojos, forma un cristal.
Es ella misma quien me habla
Cuando los demás tienen miedo a acercarse. 

Cuando el último amigo desvió la mirada.

Se quedó conmigo en mi tumba.
Cantó como una primera tormenta,
O como si las flores echaran todas a hablar. 


(de su Requiem, escrito entre 1935 y 1940, trás de una serie de tragedias personales y compartidas por todo un pueblo. El Requiem sale a la luz en la Unión soviética en el 1987)



Os conecto con estas páginas sobre Anna Akhmatova: 
Esprits nomades, espritsnomades-akhmatova (en francés); 
Hablar de poesía, hablardepoesia.-ajmatova-coraje-y-otros-poemas (en castellano) 
lauragiordani.blogspot.anna-ajmatova (entrada de blog)


Modigliani- Portrait d'Anna Akhmatova


Modigliani- Portrait d'Anna Akhmatova


Y para saber más sobre Postludium
http://www.brunomantovani.com/fr/oeuvres-fiche (en francés).

En fin, ha sido una mañana provechosa, una matinée musical que ha dado de sí, un camino de música que me ha llevado a la poesía pasando por la amistad o, para ser exacta, un camino de amistad que me ha llevado a la poesía pasando por la música... Ha sido una mañana más en el Auditori... El motivo de nuestra "expedición" de hoy no era precisamente Postludium sino Hélène Grimaud, pianista francesa solista en el Concierto para piano y orquesta de Brahms, con la Orquesta de Lyon, y sí, sí, fantástica ella, fantástico todo (el director, la orquesta, el organista solista en la sinfonía de Camille Saint-Saëns

--> L'Auditori.cat/programacio/hélène-grimaud.

Y ya que estamos, 
youtube está aquí para eso, se puede escuchar el Concierto para piano y orquesta nº 1 en Ré menor de Brahms, interpretado por Hélène Grimaud (en otro momento, en otra ciudad, con otra orquesta...): Hélène-Grimaud-Piano Concert-Brahms (algún anuncio incordia... nada grave !)

Esta entrada (que me ha salido en castellano) está -humildemente ;-) - dedicada a mis amigas auditorianas catalanas: la Camil·la, la Montse y la Pepita !

Y a propósito... no sé si añadir un toque "scarpe"... por qué no ?! -->; zapatos Louboutin ;-) ;-) !


escarpins Louboutin

Los llevaba una de las violinistas ! Y es que nosotras queremos música, mucha, y libros, muchos y también lentejuelas y perfumes y zapatos de tacón y abrigos naranja !

Montse, desitjo que trobis l'arracada ! que torni a sorgir a la teva vida !

Hasta la próxima !!! Muriel